Les neurosciences ont profondément modifié notre compréhension du cerveau et des états de conscience. Là où l’on parlait autrefois de simple imagination ou de suggestion, on observe aujourd’hui des modifications mesurables de l’activité cérébrale selon les états mentaux traversés.
L’hypnose fait partie de ces états particuliers. En hypnose profonde, l’activité du cerveau se réorganise : certaines zones liées au contrôle, à l’anticipation et à l’analyse ralentissent, tandis que d’autres, impliquées dans la perception sensorielle, l’attention interne et la régulation, deviennent plus actives.
Ce changement de fonctionnement explique pourquoi la perception de la douleur, du temps ou du corps peut être profondément modifiée.
Les neurosciences montrent également que le cerveau ne traite pas la douleur de manière strictement mécanique. La douleur est une expérience construite, influencée par l’attention, les émotions, la mémoire et le contexte. Lorsque l’hypnose profonde permet une déconnexion de l’attention habituelle, cette construction peut se transformer. La douleur peut diminuer, se déplacer ou devenir secondaire.
Dans les états hypnotiques très profonds, le système nerveux entre souvent dans un mode de fonctionnement plus calme, proche de ceux observés lors de phases de repos intense. Cette régulation favorise une meilleure tolérance aux sensations difficiles et un apaisement global du corps.
Loin des idées reçues, l’hypnose n’est donc ni un sommeil, ni une perte de contrôle. C’est un état neurologique particulier, aujourd’hui de mieux en mieux compris, dans lequel le cerveau fonctionne autrement.
C’est précisément cette profondeur de fonctionnement qui rend l’hypnose profonde pertinente dans l’accompagnement de la douleur, de la récupération et des situations où le mental doit enfin se mettre en pause.