L’auto-hypnose est souvent présentée comme une technique à part, distincte de l’hypnose accompagnée. Dans ma pratique, elle fait au contraire partie intégrante du travail, dès les premières séances.
L’objectif n’est pas seulement de vivre un état d’hypnose profonde, mais d’apprendre à y retourner seul, en toute sécurité.
Lorsque l’état hypnotique est suffisamment profond, le corps et le mental mémorisent cette expérience. Il devient alors possible de la retrouver volontairement. C’est précisément l'expérience que je transmets à mes clients : comment accéder à cet état par eux-mêmes, sans dépendre d’un praticien, d’un rituel complexe ou d’une guidance extérieure.
Pendant les séances, nous testons ensemble cette capacité. Le client peut découvrir les signes de profondeur, activer ses propres repères, et vérifier qu’il peut entrer et sortir de l’état de façon autonome. Cette phase est essentielle : c'est un nouveau repère que certaines personnes retrouvent ensuite, quand elles en ont envie.
L’auto-hypnose permet ainsi de retrouver un espace de calme profond, de déconnexion et de régulation, que ce soit pour favoriser la récupération, la régulation ou le relâchement. Elle offre une véritable liberté : celle de ne pas dépendre d’un accompagnement extérieur à chaque fois que le corps ou le mental en a besoin.
Cette démarche est volontairement éthique et responsabilisante. Mon rôle n’est pas de créer une relation de dépendance, mais d'ouvrir un accès à un état de repos. Une fois cette compétence acquise, la personne peut s’appuyer sur ses propres ressources, à son rythme, dans son quotidien.
L’auto-hypnose, telle que je la pratique et l’enseigne, n’est pas une technique de contrôle.
C’est un retour à un état naturel de fonctionnement, que chacun possède déjà, mais qu’il n’a simplement jamais appris à utiliser consciemment.
Et lorsque cette porte est ouverte, il devient possible de se passer du praticien.
C’est non seulement souhaitable, mais essentiel.